La dépression ne se résume pas à une simple question de pensées négatives ou à une humeur triste. Elle est un trouble complexe qui affecte notre manière de penser, de ressentir et d’agir. Comprendre l’influence de nos comportements sur la dépression est crucial pour favoriser un rétablissement optimal.
Dans cet article, nous explorons plusieurs facteurs comportementaux qui peuvent contribuer à la dépression.

Les pertes significatives
Le deuil d’un proche, la perte d’un emploi ou la fin d’une relation peuvent être des événements déclencheurs de la dépression. Ces pertes peuvent nous fragiliser et nous rendre plus vulnérables à la maladie.
La diminution des comportements gratifiants
Lorsque nous sommes déprimé.e.s, nous avons tendance à nous replier sur nous-mêmes et à délaisser les activités qui nous procuraient du plaisir. Ainsi, les personnes déprimé.e.s déclarent passer beaucoup de temps dans des comportements dits « passifs » et non-gratifiants tels que regarder la télévision, rester au lit, ruminer leurs problèmes ou se plaindre à des amis. Elles passent également moins de temps à s’engager dans des comportements stimulants et gratifiants, telles que des interactions sociales positives, l’exercice physique, les loisirs, l’apprentissage et le travail productif. L’inactivité et la manque de stimulation ne font qu’aggraver les symptômes de la dépression.
Le manque d’auto-récompense
Vous êtes-vous félicité.e vous-même ces derniers temps ? Les personnes déprimé.e.s ont souvent du mal à se féliciter de leurs réussites et à s’accorder des moments de plaisir. Ce manque d’auto-compassion empêche de progresser et de retrouver confiance en soi.
La non-utilisation de compétences
Des difficultés à communiquer, à gérer ses émotions ou à résoudre des problèmes peuvent également contribuer à la dépression. Parce que les personnes déprimé.e.s manquent de ces compétences ou ne savent pas bien les utiliser, elles font face à plus de conflits interpersonnels et moins de situations gratifiantes. En développant ces compétences, nous pouvons reprendre le contrôle de notre vie et améliorer notre bien-être.
Les changements
Déménager, commencer un nouvel emploi, devenir parent sont des événements qui peuvent générer du stress et fragiliser notre équilibre émotionnel. Savoir s’adapter à ces changements est essentiel pour prévenir la dépression.
L’impuissance et la punition
Se sentir pris.e au piège dans une situation que l’on ne peut pas contrôler ou être constamment critiqué.e ou rejeté.e par les autres peut également mener à la dépression. Il est important de se sortir de ces situations toxiques et de retrouver un sentiment de contrôle sur sa vie.
L’évitement et la passivité
Avoir tendance à fuir les situations difficiles ou désagréables ne fait qu’aggraver la dépression. En effet, cela conduit à moins de récompenses et à un plus grand sentiment d’impuissance. Il est important d’affronter nos émotions et de développer des stratégies d’adaptation saines.
Bien que ces facteurs comportementaux puissent conduire à une dépression, ils ne l’entrainent pas systématiquement. Par exemple, une personne peut subir une perte mais y faire face en augmentant ses comportements gratifiants, en apprenant de nouvelles compétences, en redirigeant l’attention et l’énergie vers de nouveaux objectifs et en s’affirmant.
Ces comportements ne sont donc pas les seuls responsables de la dépression, mais ils peuvent jouer un rôle important dans son développement.
SOURCES :
- Treatment Plans and Interventions for Depression and Anxiety Disorders, Leahy R. & co
- https://www.cci.health.wa.gov.au/
- Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : La Dépression

